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MERTEUIL ou Les dangers d’une liaison

Adaptation de l’oeuvre de Laclos, Les Liaisons dangereuses, la pièce évoque la première rencontre de la marquise de Merteuil et du vicomte de Valmont et la liaison sulfureuse des amants diaboliques.

 

« …les femmes généralement plus faibles ont dû être généralement opprimées…Elles sentirent enfin que….leur unique ressource était de séduire. »

« Peut-être ces mêmes liaisons dangereuses, tant reprochées aujourd’hui par les femmes, sont une preuve assez forte que je me suis occupé d’elles; et comment s’en occuper et ne les aimer pas? »

CHODERLOS DE LACLOS

PERSONNAGES:

MARQUISE DE MERTEUIL, riche intrigante

VICOMTE DE VALMONT, noble libertin

PIERRE  CHODERLOS DE LACLOS, capitaine d’artillerie, confident de Valmont 

MME DE VOLANGES, cousine de Merteuil

MME LA MARECHALE, amie de Volanges

AZOLAN, chasseur de Valmont 

VICTOIRE, femme de chambre et soeur de lait de Merteuil

NARCISSE DE TRISTANDIN, homme de cour et piètre poète

COLOMBINE et ZERBINETTE, soubrettes de Merteuil

DECOR:

Un boudoir contenant un immense sofa, un « bonheur du jour »…. une ambiance de bonbonnière; un grand miroir sans glace, coté jardin en avant scène, (lorsque les comédiens se mirent ils ont l’image du public et vice  versa: chacun doit se retrouver dans l’autre)  

ARGUMENT:

Dans la lettre 131 du roman, Merteuil écrit à Valmont: « Dans le temps où nous nous aimions, car je crois que c’était de l’amour, j’étais heureuse; et vous, Vicomte?                 

C’est à ce temps là que la pièce fait référence: imaginer la première rencontre de la marquise et du vicomte et leur liaison.

Qui séduira l’autre?                                                                                                   

Car il ne peut s’agir que de séduction. L’amour n’a pas ici sa place; il est affaire de domestiques. En apparence, bien sur. Reste à sonder les coeurs.

Couple infernal au service du Mal, ou couple parfait, selon Giraudoux, il n’obéit qu’aux lois du libertinage. 

Laclos sera le principal témoin de cette dangereuse liaison; il se retrouve acteur parmi ses propres personnages qui ne sont peut être pas seulement le fruit de son imagination. N’ecrit-il pas à Mme de Riccoboni: « Je ne pourrai jamais effacer aucun des traits rassemblés dans la personne de Mme de Merteuil, sans mentir à ma conscience, sans taire ce que j’ai vu ». Et s’il compare la marquise à Tartuffe, Laclos en fait aussi une femme de principes, dont les règles qu’elles s’est prescrites ressemblent étrangement aux conseils qu’il donne dans son essai Des femmes et de leur éducation.

Contrairement au roman, où Laclos a volontairement occulté l’époque exacte de son histoire, l’intrigue de la pièce se situe très précisément entre la mort de Voltaire et celle de Rousseau: les Lumières s’éteignent annonçant la fin proche de cette noblesse décadente qui continue dans une certaine insouciance de feindre « l’illusion perpétuelle où évoluent les hommes ».  

PREAMBULE:

Manquant à sa gloire, la marquise de Merteuil convie chez elle le vicomte de Valmont, dont elle ne connait que la réputation de séducteur. Elle vient d’être éconduite par son amant Gercourt qui l’a abandonnée pour la maîtresse du vicomte; la marquise veut faire de cet échange, sa vengeance. Valmont sur les conseils de son confident, le capitaine Laclos, envisage le même stratagème et va forcer sa porte sans attendre l’invitation.

Mais Voltaire vient de mourir et l’on se bouscule chez la marquise afin de commenter l’évènement. Elle n’a ni le le temps, ni le coeur aux commérages de boudoirs. L’heure est au libertinage. Nous sommes le 31 mai 1778, Merteuil a donné rendez-vous à Valmont…  

5 mars, 2009 à 23:36


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